Plus de 2 euros d'écart ! En relevant les prix d'une dizaine de produits alimentaires, dans quatre enseignes de l'agglo, on constate d'importantes variations. D'autant plus si l'on compare produits de marque et de distributeur.
Remplir son chariot chaque semaine : une corvée mais aussi une dépense. Et d'une enseigne à l'autre, les prix peuvent varier.
Dans le même esprit que le Panier de La Rep' que nous calculons chaque mois, nous sommes donc allés relever les tarifs d'une dizaine de produits alimentaires de base dans quatre grandes surfaces concurrentes de l'agglomération orléanaise. Avec, à chaque fois, le distinguo entre le produit de marque et son équivalent proposé par le distributeur.
Champion dans les deux catégories, c'est le Leclerc de Fleury-les-Aubrais qui arrive en tête avec des notes globales de 16,38 € et 12,91 €, loin devant les 18,44 € et 14,39 € de ses rivaux. Une différence qui, par les temps qui courent, n'est pas anodine et qui retient l'attention des clientes. « Moi, je regarde bien les prix pour la majorité des articles que j'achète, confie cette jeune femme, et je choisis surtout des produits de l'enseigne, mais ensuite je me fais plaisir sur un ou deux produits. » « Oui, indique une retraitée, quelquefois on voit de belles différences. J'ai même vu à plusieurs reprises le prix du distributeur plus élevé que celui de la marque, notamment pour des crèmes au chocolat. »
Sans compter les avantages fidélité...
Les prix fluctuent en permanence, quels que soient le lieu de vente et l'article : c'est une règle et d'ailleurs, reconnaissent les intéressés, chacun épie son voisin pour s'aligner ou non. Un autre élément peut faire varier les achats et la note globale : les innombrables promotions qui jalonnent le parcours de la ménagère, au fil des rayons... et qui ne sont pas toujours de vraies bonnes affaires.
Enfin, une autre composante entre en ligne de compte : les avantages fidélité. « Je fonctionne beaucoup avec les promos, glisse cette mère de famille, mais aussi et surtout avec les cartes de fidélité. L'autre jour, j'ai récupéré plus de 25 € sur ma carte. Et c'est une somme que je vais pouvoir utiliser sous forme d'un bon d'achat, comme un chèque quoi ! » Évidemment, si on cumule tous les avantages proposés ici et là - en prenant les yaourts ici, les légumes là-bas ou encore les sablés à l'autre bout de la ville - on peut réaliser de réelles économies. Mais qui en a véritablement le temps ?
Tableau comparatif des prix
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« On est le plus gros épicier de France ! »
Leclerc, le moins cher sur toute la ligne... « Évidemment ! » lâche son patron, Jean-Pierre Gontier qui « rappelle que cela fait maintenant plus de 10 ans que les centres Leclerc de Fleury et d'Olivet sont les moins chers de l'agglo, selon une étude faite par un organisme indépendant. Et quand on est battu sur un prix, eh ben on le baisse ! » D'un point de vue plus général, celui-ci avance quelques explications simples : « D'abord, c'est un magasin indépendant et on n'a pas à nourrir d'actionnaires ; les actionnaires, ce sont mon épouse et moi. Ensuite, on serre tous les frais. Troisièmement, on est le plus gros épicier de France ! On est indépendants mais dans une interdépendance et on essaie d'acheter moins cher que les autres. » Sa clientèle a d'ailleurs augmenté, « je le vois à mon chiffre d'affaires. Vous savez que l'on soit riche ou pauvre, la première motivation des gens est d'acheter moins cher », explique-t-il, précisant que « ce qu'on vend le mieux, c'est la marque distributeur. » Et constatant que « la marque discount, Éco+, ne progresse plus. C'est un paradoxe car il y a la crise et ce n'est pas ce qui se vend le mieux ».