Un « large soutien » au tracé ouest
Publié le 26 janvier 2012 - 14:00
Le public est venu de la région Centre, d’Auvergne, de la Bourgogne et même de la Dordogne.
La commission a présenté quelques enseignements tirés de cette consultation. La salle a demandé à RFF de bien prendre en compte les choix exprimés.
Comme pour témoigner de l’intérêt porté au débat sur le projet de ligne à grande vitesse Paris-Orléans-Clermont-Lyon (POCL), la réunion publique d’hier soir, au parc des expositions d’Orléans, est celle des quatre soirées organisées dans le Loiret qui a accueilli le plus de participants. Ils étaient près de cinq cents. La plupart d’entre eux sont venus pour montrer leur envie de voir se réaliser ce projet. Et pour, encore une fois, défendre le tracé ouest.
14.000 personnes aux réunions publiques
Le débat public est clos. Mais pas la concertation. Élus, associations et particuliers seront appelés à discuter de nouveau avec le maître d’ouvrage au fur et à mesure de l’avancement du projet. « Nous n’en sommes pas là », ont rappelé Michel Gaillard, président de la commission du débat public et Thomas Allary directeur du projet POCL pour Réseau ferré de France.
La réponse à la première question de cette consultation – ce projet est-il opportun ? – n’a pas été donnée. Elle ne le sera que le 30 mars. Faisant pencher la balance pour le « oui », Michel Gaillard a souligné que les réunions publiques ont accueilli 14.000 personnes. Que 220 cahiers d’acteurs ont été déposés. Il n’a cependant pas oublié de préciser que vingt-trois d’entre eux s’opposaient au projet en développant des arguments (nuisance, coût...) méritant d’être entendus.
Autre enseignement de cette consultation – et les nombreuses interventions entendues hier soir allaient dans ce sens –, le scénario ouest reçoit un « large soutien ». L’expression utilisée par Michel Gaillard a provoqué la colère de Serge Grouard, député-maire d’Orléans, qui voulait entendre le terme « consensus ». Serge Grouard, qui avait obtenu une longue ovation lors de sa première intervention, a une nouvelle fois mis en cause les études de RFF, doutant de leur sincérité. Il fut un des seuls, les autres intervenants saluant plutôt l’attitude de la commission et de RFF au cours de ce débat.
Thomas Allary, en réponse, a déclaré que la richesse des débats avait fait mûrir la réflexion de RFF, qui a lancé treize études supplémentaires ces derniers mois. Il a proposé de poursuivre cette consultation par des ateliers thématiques. Certains points doivent être approfondis. Un exemple : Clermont, qui s’est ralliée aux partisans du tracé ouest, ne veut pas voir passer la LGV à 140 kilomètres de chez elle.
Philippe Abline